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Cas d'accident les plus caractéristiques Fiche 2

Accidents en collision (2/3 des cas)

A moto, 2/3 des accidents se produisent avec l'implication d'un tiers (cf fiche moto n°1). Les conséquences de ces accidents avec tiers sont impressionnantes, du fait du choc et de passer instantanément à 0 km/h. A moto, les lois de la physique ont des applications directes, y compris lorsque l'on parle d'énergie cinétique. 

A 50 km/h, un choc entre une moto mobile et un obstacle fixe égale une chute de 3 étages pour le corps, avec réception sur le sol. 

A 100 km/h, un choc entre une moto mobile et un obstacle fixe égale une chute de 12 étages pour le corps, tout comme une collision frontale entre deux véhicules roulant à 50 km/h. 

Les causes de collision sont :

La faible expérience de conduite. La règle des 6 premiers mois (nouveau conducteur ou reprise après un long arrêt), tient ici aussi pour un facteur de collision. Le manque de pratique, la non maîtrise du freinage, de l'allure ou des réactions de la moto entraînent un risque accru de collision.

La baisse de vigilance. Lorsque l'on se croit dans son bon droit (attachement au statut prioritaire), on ne veut pas croire que l'autre usager va effectuer une action dangereuse. Pour autant, à moto, on est mal perçu, pas toujours bien vu ou tout simplement ignoré... même lorsque l'on est où il faut et comme il faut.  

Une vitesse inadaptée à la situation. La nature même d’une moto, son faible gabarit notamment et sa forte capacité d’accélération sont des caractéristiques d’ensemble qui ne favorisent pas une bonne détection. 

Les conditions des accidents en collision les plus fréquentes sont : 

En intersection. Le tiers coupe la route/trajectoire de la moto (à une intersection ou lors d'une manœuvre inappropriée style demi-tour). Sachez que la moto est difficilement ou mal détectée par les automobilistes et plus encore par les gros véhicules (angles morts, hauteur de regard, etc.).  

Changement de direction inapproprié de l'automobiliste. Le tiers coupe soudainement la route. 

Dépassement au moment où l'automobiliste tourne. Attention au placement sur la route aux abords des intersections : un véhicule peut tourner et couper la route, surtout si l'on est en train de le dépasser. Il faut penser à se mettre en sécurité au niveau de son propre placement.
Non respect des distances de sécurité. Pour soi comme pour les autres, les distances de sécurité, fonction de la vitesse, sont à respecter.  

Inattention ou excès de confiance lors d'un freinage. Le freinage est parfois une source de collision lorsque l'on freine trop (glisse), ou pas assez...

Dépassement mal anticipé. Le choc frontal peut être envisagé lorsque l'on double de manière inadaptée. Il ne faut plus se méfier du véhicule que l'on dépasse, mais de celui ou ceux arrivant en face, deux roues compris. 



Accidents en solo (1/3 des cas)

Les principales causes d'un accident en solo sont :

Une faible expérience de la conduite

Une vitesse inappropriée ou trop élevée pour gérer l'imprévu

Une conduite "à risque" (ludique, compétitive, test ou transgression caractérisée)

Des erreurs de conduite difficilement identifiables

Les conditions des accidents en solo les plus fréquentes sont : 

Une perte de contrôle en virage liée à une vitesse trop optimiste en entrée de virage. Un obstacle sur la trajectoire, une trajectoire mal calculée, mal réalisée, une perte d'adhérence, autant de facteurs entraînant souvent une perte de contrôle, et souvent associée à une expérience insuffisante (et parfois un manque de chance...). 

Un manque de maîtrise du freinage de la moto entraînant une perte d'adhérence. Il faut se méfier du freinage, même si l'on dispose de l'ABS. Le mieux étant d'adapter sa vitesse à ce que l'on sait pouvoir contrôler en fonction des conditions. 

Un guidonnage en ligne droite. Qu'il soit dû à un défaut d'entretien du véhicule ou à un défaut de la route, le guidonnage est une perte soudaine et violente de la direction, qui se met à battre d'une butée de direction à l'autre de manière rapide et violente. Un cauchemar !

Une perte de contrôle liée à un écart. Quelle que soit la cause de l'écart (évitement, déséquilibrage de la moto par un élément fixé dessus ou extérieur), la perte de contrôle consécutive peut avoir de mauvaises conséquences... Attention à la marge de sécurité.  



Conclusion Connaître les topologies d'accident et savoir les comprendre

La fiche n°2 met en avant les points à surveiller pour rester toujours sur le qui-vive, et prendre conscience de ses limites et des limites de ses compétences. Elle sensibilise sur la nécessité de prendre des marges de sécurité en faisant ressortir les nombreux