©  Auto école Bordeaux Lac 2010- - Tous droits réservés


Les éléments du motocycle liés à la sécurité Fiche 7

                                Les pneumatiques
La moto ne tient au sol que sur ses pneumatiques, seuls points de contact et d’adhérence entre la moto et la chaussée. Les pneumatiques sont donc essentiels. Ils sont les premiers garants de la tenue de route, du comportement général de la moto et de la qualité du freinage. Ils influent également sur le sentiment de sécurité et les sensations que l'on peut avoir au guidon. Bon à savoir : il existe des dispositifs et options (BMW) permettant de surveiller depuis le tableau de bord la pression des pneumatiques moto. Si vous pensez à e caser dans la conversation, ce peut être bon.

Attention à l'usure. Les pneumatiques comportent sur leurs épaulements et sur leur bande de roulement de petits témoins d'usure. Les témoins d’usure sont à surveiller régulièrement. Dès que ces témoins sont atteints (donc dès que le niveau de gomme a diminué de manière importante), le comportement des pneus peut être modifié, et ils sont à changer d’urgence. Ils peuvent ainsi ne plus correctement chasser l'eau ou glisser davantage.

Attention au gonflage. La pression d'un pneu se fait idéalement une fois par semaine. Pour diverses raisons (valve étanche ou gomme poreuse, micro crevaison, etc.), un pneu moto peut se dégonfler au fil du temps. La juste pression conditionne la sécurité et le confort de conduite, et influe également sur la consommation. C'est pourquoi chaque constructeur de moto et chaque manufacturier édite un tableau de recommandations de pression de pneumatique.

Ils établissent des niveaux de pressions (en Bar ou en Psi) souvent différenciés pour les pneus avant et arrière, tableaux auxquels il faut se référer. Par exemple, une pression communément admise sur les motos courantes est de 2,5 bar à l'avant et 2,9 à l'arrière pour un usage routier quotidien.

Le sur-gonflage accélère l'usure du pneumatique et défavorise la tenue de route sur chaussée détrempée. Le pneu rippe.

Le sous-gonflage déstabilise la moto, quelle que soit la vitesse de circulation, et entraîne des risques de dérapages plus importants. Le pneu s'affaisse.

                                      Les freins
Les freins sont un organe complexe allant du levier ou de la pédale jusqu'aux plaquettes en passant par les durits, étriers et pistons. Ils constituent la première des assurances sur la route et leur parfait état de fonctionnement est fondamental pour la sécurité des motocyclistes. En cas de danger la première réaction est un freinage d'urgence ou non. Ils sont le système de défense privilégié pour tous les usagers de la route, même si parfois un évitement serait plus approprié pour réduire les risques (cf Fiche n°5)


Un système ABS permet en cas de freinage d’urgence de conserver la maîtrise de la trajectoire et la stabilité de sa machine sans raccourcir la distance d’arrêt mais en l’optimisant. Petite info en passant : il existe des systèmes de freinage couplant frein avant et frein arrière, s'actionnant au levier de frein. Un freinage couplé peut également être couplé avec un ABS, la solution ultime pour s'arrêter.

L’état des disques, du liquide de frein et l’usure des plaquettes sont à vérifier très régulièrement. Les disques ne doivent pas être creusés (on peut mesurer leur épaisseur et comparer avec la cotte de référence). Le liquide de frein ne doit pas être vieux ni trouble, et son niveau doit être satisfaisant et au dessus du minimum indiqué par le bocal (pour l'avant comme à l'arrière, si le frein arrière est également à disque). Les plaquettes sont lélément serrant le disque entre les mâchoires de l'étrier. Les plaquettes sont garnies d'une épaisseur de matériau « mordant » le disque. Si cette garniture est endommagée, graisseuse, ou usée, le freinage n'est plus garanti. Une plaquette est usée lorsque l'on ne voit plus de garniture. On dit alors que l'on freine sur la ferraille. Cela s'entend, se sent, et l'on abîme au passage le disque de frein, qui se creuse. Pas bon du tout !

                                               Les feux
Pour rendre visible les motocyclistes des autres catégories d'usagers l’allumage des feux de croisement est obligatoire (Code de la route).

Les feux. Qu'ils soient avant ou arrière, on les appelle « optiques ». Latéraux, les feux sont les clignotants. Tous ont leur utilité ! Ils doivent être homologués et il convient de vérifier quotidiennement leur propreté et leur fonctionnement. Cf fiche n°5 Voir et être vu.

L'optique avant. Ils permettent outre de bien voir la nuit, d'être bien vu des usagers de la route.

L'optique arrière. Ils permet d'être bien repéré, mais également d'indiquer que l'on freine. Important, non ?

Les clignotants. La panne d’un clignotant en moto constitue un réel danger, d’autant que l’on peut ne pas s’en apercevoir tout de suite.

                               Niveau des liquides du moteur
Les liquides (liquide de freins, liquide de refroidissement pour les motos à refroidissement liquide, huile et carburant) constituent des facteurs centraux de la bonne « santé » du deux-roues. Pour ces vérifications, il faut utiliser la notice du constructeur (fournie avec la moto ou trouvable sur Internet), les conseils d'un concessionnaire expérimenté et les indicateurs directement implémentés sur la moto afin de ne rien oublier et de respecter les directives qu'elle contient. Il existe une périodicité de remplacement des liquides, généralement indiquée en fonction du temps passé ou du kilométrage parcouru. Rouler avec un défaut d’huile moteur peut occasionner une casse moteur et occasionner d'importants dégats tant sur la moto que par ses conséquences. Qui dit casse moteur dit aussi blocage de roue. Donc potentielle chute, percussion par l'arrière, projections de fluides brûlants etc… Programme pas vraiment réjouissant. Pensez donc à contrôler les niveaux et l'état des liquides, le plus souvent au travers de lucarnes ou de bouchons.

Les modifications techniques. Il est interdit de modifier sans autorisation ou homologtion un deux roues motorisé. Ceci lui fait perdre son homologation de base et « annule » sa carte grise. Sont principalement concernés des éléments du train roulant et des éléments moteur, consignés dans la Carte Grise.

le dispositif d'échappement (le pot ou silencieux, mais également la ligne d'échappement).

le type de transmission

la cylindrée et le taux de compression

le diamètre des roues

l'adjonction d'un side-car implique la modification obligatoire du certificat d’immatriculation

Conclusion - Connaître les vérifications techniques et mécaniques

Connaître sa moto, ce n'est pas seulement savoir la conduire, c'est aussi savoir l'entretenir et détecter ce qui ne va pas et pourrait être dangereux. Pourquoi ? Parce qu'une moto demande de l'attention au quotidien pour conserver le meilleur comportement possible. En l'absence de systèmes de vérification complexe, c'est aux motocyclistes de penser à tout vérifier. Il existe bien quelques voyants de défaut moteur ou injection, de défaut d'huile, mais peu de rappels concernant les niveaux, pression, ou autres. Un passage régulier chez un concessionnaire pour une révision, un œil averti et tout simplement un peu d'amour pour sa moto suffisent généralement à bien faire. Parce que l'on s'habitue vite à un freinage défectueux ou à une pression de pneu moindre, on retrouve vite une moto « neuve » dès qu'on lui prête l'attention nécessaire. De quoi rouler longtemps, loin, et dans de bonnes conditions. Savez vous qu'en vieillissant, une moto commence à consommer de l'huile ? Que le liquide frein pourrit ou devient de l'eau ou encore que le liquide de refroidissement perd de ses propriétés ? Et bien avec cette fiche, maintenant, oui.